Réussir sa vie ou réussir dans la vie : quelle est la différence ?

Courtoisie

Avez-vous réussi votre vie ? Ou encore avez-vous réussi dans la vie ? Sur quoi peut-on se fonder pour définir ce succès ? Nombreux sont ceux et celles qui courent après l’argent désespérément, persuadés que c’est ce qui les rendra heureux. Est-ce la bonne stratégie ? Découvrons-le ensemble et vous en déciderez.

Si vous organisez deux conférences en même temps, dans le même lieu, l’une s’intitulant « Comment être heureux ? » et l’autre « Comment devenir riche ? », devinez donc où le public se précipite ? La salle « pour être riche » sera bondée, alors que la salle « pour être heureux » ne contiendra que 2 % de la population ayant compris que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’ils soient riches ou non. Une grande majorité croit effectivement que l’argent est la clef, car il apporte le pouvoir et parfois la beauté ou un moyen de s’en rapprocher à travers la chirurgie esthétique.

Quand je rencontre un client en coaching, très riche, qui ne comprend pas pourquoi il n’est pas heureux, alors qu’il a tout ce qui fait son confort de vie, je lui explique que les biens matériels ne sont pas suffisants : le secret du bonheur ne se cache pas dans votre compte en manque, mais plutôt à l’intérieur de vous, entre vos deux oreilles.

Réussir dans la vie

Pour une grande majorité, 98 % de la population, réussir dans la vie, c’est gagner beaucoup d’argent que l’on exhibe à travers les voitures et maisons de luxe, à travers toutes sortes de futilités et d’objets ostentatoires, à travers le mépris affiché pour les moins nantis, à travers l’idée de faire partie de « l’élite » à laquelle on s’associe.

En résumé, c’est tout simplement un moyen d’essayer désespérément de remplir le vide intérieur, en se roulant dans une abondance superflue pour s’étourdir et d’enorgueillir. Demandez-vous pourquoi ceux qui gagnent des sommes folles aux jeux proposés par les gouvernements sont, un an plus tard, plus pauvres que la veille d’avoir gagné ? Ils n’ont tout simplement pas la capacité émotionnelle ni les habiletés pour gérer autant d’argent. Pourquoi certains acteurs ou chanteurs se suicident-ils en pleine gloire ? Parce qu’ils ont cru qu’en arrivant au sommet, beaux, riches et adulés, le vide intérieur serait comblé. C’est l’inverse qui se produit, car cette position vous renvoie encore plus à votre solitude, si vous êtes en déséquilibre affectif, parce que vous n’avez personne de sincère avec qui partager votre succès.

J’ai reçu quatre propositions d’éditeurs pour mon premier manuscrit « Le syndrome de Tarzan », alors qu’on m’avait dit que c’était très difficile de trouver un éditeur et que, de toute façon, je n’en trouverais pas. Pouvez-vous imaginer ma surprise : un éditeur européen et trois éditeurs québécois et des plus illustres proposaient de me publier. Ma mère resta de marbre devant cette nouvelle, totalement indifférente. Ma fille, quant à elle, était trop jeune pour mesurer le côté extraordinaire de la situation. Je réalisais alors que, au sommet de ma pyramide, j’étais seule pour en jouir et m’en réjouir. Je décidai alors de le partager avec moi-même.

La réussite, quelle qu’elle soit, ne suffit pas à rendre heureux, car seule la stabilité émotionnelle permet de gérer richesse et succès. Sinon, vous devenez méprisant (richesse/succès) ou vous disjonctez.

Réussir sa vie

Réussir sa vie, pour 2 % de la population, c’est atteindre le bonheur. Mais qu’est-ce que le bonheur ? Pour commencer, éloignez-vous des imbéciles qui vous conseillent de « trouver votre mission » : ce sont des gens dangereux qui ne savent pas de quoi ils parlent et sèment le désordre dans votre tête. Combien de mes clients sont arrivés dans mon bureau dans un état de stress épouvantable parce qu’ils ne trouvaient pas « leur mission ».

Combien de fois ai-je entendu cette question : « À quoi je sers ? Qu’est-ce que je fais sur Terre ? Je ne trouve pas ma mission ! ». Quand votre vie a démarré dans de mauvaises conditions, vous infligeant de mauvaises programmations et que vous vous demandez pourquoi le Ciel vous punit, alors que vous êtes quelqu’un de bien, c’est certain que vous vous posez toutes sortes de questions. Et on vous dit (toujours les mêmes imbéciles !) : « Sors de ta zone de confort ! », alors que le confort, vous ne l’avez jamais trouvé… Ceux et celles qui me suivent connaissent ma philosophie sur ces deux sujets : la mission et la zone de confort. Faites-vous votre propre opinion et dites-moi si nous sommes tous faits pour changer la face du monde. Commencez donc par changer la vôtre (face) en souriant pour attirer le positif. Certains ont trouvé leur bonheur en étant Gandhi, Nelson Mandela ou mère Teresa, quand d’autres seront simplement heureux en « cultivant leur jardin » (Voltaire/Candide) ou leur potager.

Quant à la zone de confort, il est question de l’élargir et non d’en sortir. Prenez donc les élèves du primaire et mettez-les à l’université pour leur faire gagner du temps et les sortir de leur zone de confort et vous en analyserez le résultat. Évoluer, apprendre, expérimenter, le tout grâce à la curiosité nous permet d’élargir nos compétences (cultiver notre jardin) et de trouver le bonheur que nous méritons. Car, bien évidemment, il ne passe pas par l’argent, car le bonheur l’attire. 

L’abondance (l’amour, l’amitié, l’argent, la santé, l’épanouissement professionnel, etc.) est un avantage collatéral du bonheur d’être soi.

Si élever des chèvres et cultiver vos légumes vous rend heureux parce que vous sentez que vous êtes à votre place, vous attirez l’argent qu’il vous faut pour vivre en toute sérénité. 

Souvenez-vous que l’amour et l’argent ne peuvent pas être des objectifs : si vous courez après l’amour, vous êtes dépendant et si vous courez après l’argent, vous êtes corrompu.

L’amour ne se chasse pas, il s’attire. L’argent aussi, quand vous aimez ce que vous faites.

Réussir sa vie, c’est être dans le bon environnement (le bon job/domicile/entourage) et développer l’amour et l’amitié pour se rouler joyeusement dedans, libéré de toutes les blessures du passé. Il ne s’agit pas d’être le Dalaï-lama : personnellement, ça ne m’intéresse pas, je suis bien trop épicurienne pour ça ! 

Il s’agit d’être bien dans votre peau, bien dans votre vie et d’avoir l’âme et l’esprit en paix.

L’image du niveau qui illustre cette chronique est très représentative (je m’en sers avec mes clients en coaching) : l’objectif est de garder le plus possible la bulle au milieu, le milieu représentant la sérénité, le bonheur. Dès que quelque chose ou quelqu’un fait pencher la bulle d’un côté ou de l’autre, il est important d’agir pour la replacer au milieu. Et si votre bulle n’est jamais au milieu, c’est que vous avez un travail à faire sur vous et je vous conseille de vous y engager. Vous méritez le bonheur comme tout un chacun et il ne passe pas par l’argent, même si celui-ci y contribue.

Réussir votre vie (le bonheur) vous apportera l’abondance, alors que réussir dans la vie (l’argent) peut vous pousser au mépris et à l’orgueil, si vous n’êtes pas d’abord heureux.

Et je terminerai sur cette chronique par la phrase d’un auteur inconnu : « Prenez soin de votre avenir, c’est là que vous finirez le reste de votre vie ».

Et si vous ne savez pas comment faire, je suis là pour vous guider !

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